Marie Bienaimé
Mon blog.
Dimanche
08.11
2009

Cimetières de Lyon, Déambulation dans les cimetières.

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Cimetières Guillotière : visite dominicale guidée.

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Ce matin, j’allai aux cimetières de la Guillotière. Faire une visite guidée par Catherine Champon, de l’association Par ci par l’art.

J’ai vraiment passé un bon moment. Après des mois sans mettre les pieds au cimetière, j’étais ravie de prendre enfin le temps d’y retourner. Et puis nous étions en groupe, et mon objectif premier n’était pas d’attraper des photos, mais d’écouter et apprendre. J’ai ainsi découvert qu’un monument circulaire chargé de chevaux de l’allée centrale du nouveau cimetière abritait une famille de circassiens renommés, qui avait un cirque en dur dans le quartier fin 19è début 20è, et qu’un de leurs fils épousa une fille Loyal, une autre grande famille circassienne, dont le papa fut le premier à « présenter » les spectacles de cirque, laissant ainsi son nom au rôle du Monsieur Loyal que nous connaissons tous.

Appris aussi qu’un homme avait acheter un emplacement dans cette allée, pour y accueillir ses amis et amies, sur demande spéciale, puisqu’à l’époque seule la famille pouvait être enterrée ensemble. Il mourut célibataire sans enfants, et fut lui-même enterré là. Après sa mort, un ami héritier de sesbiens continua la tradition, et voilà donc un groupe de copains qui auraient séduit Brassens..

Monsieur Ferdinand Monoyer est lui au cimetière ancien. Il fut ophtalmologue, et mit au point les tests optométriques, c’est-à-dire servant à déterminer l’acuité visuelle, que nous lisons lors de nos visites chez l’ophtalmo. Savez-vous que ce monsieur y a glissé son nom et son prénom, ainsi que le « dm » de docteur en médecine, la première lettre de chaque ligne de bas en haut donne MONOYERDM (docteur en medecine) et la dernière lettre de chaque ligne, toujours de bas en haut donne FERDINAND. Qui l’avait vu ? nous tous, sans le savoir, et je trouve ça vraiment fort !!

Et tant d’autres histoires… je vous donne le lien vers le site de Par ci par l’art, parce que c’est une excellente façon de découvrir l’histoire de Lyon, il y a tout un tas de balades diverses et variées.http://www.parciparlart.com/

J’ai quand même attrapé deux trois images, trouver des reflets ou couples de photos avec mise au point faisant varier la réalité. Les couleurs étaient magnifiques, les chrysanthèmes nombreux, et je me languis de reprendre mes déambulations… En décembre surement. Assez triste de constater que je rate une des meilleures périodes de l’année, lumière, feuilles mortes jouant avec les tombes et fleurs comme jamais… Malheureusement je ne peux pas tout faire…



Nana

Et ben Marie, ça faisait un moment que j’étais pas allée sur ton site. et là, d’un coup, j’y pensais…
donc j’y suis, j’ai commencé à regarder les dernières choses que je n’avais pas vues et puis finalement, je me suis faite absorbée et j’ai tout regardé!!!
je suis toujours aussi impressionnée. de magnifiques images, variées et où l’on retrouve pourtant toujours cet oeil, le tien.
bravo.

marie

Merci Anaïs ! Bravo d’avoir laisser ces quelques mots, tu fais désormais partie des visiteurs qui osent s’afficher… J’entends de ces trucs parfois, sur le fait de laisser un commentaire ! Merci donc d’avoir fait cet effort, et merci pour tes mots…à très vite !

Dimanche
08.11
2009

Chapeaux : l'apprentissage.



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Les feutres

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En coup de vent dans la « classe-de-chapeaux ». Dès mon arrivée j’ai eu une vision.. la première photo vous fait le même effet qu’à moi ????

Les filles attaquent déjà le moulage dans l’espace des chapeaux de feutre… Tout passe tellement vite !!! Des couleurs, je retrouve aussi avec plaisir la buée des fers, les gestes sûrs et appliqués. Que je regrette de ne pouvoir trouver le temps d’y aller plus souvent…..

Vendredi
06.11
2009

Danse



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Itchy Feet, Sarkis, Veduta et le MAC : Appropriation.

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La compagnie Itchy Feet en répétition, pour la création Diar Diar, dans la salle installée par Sarkis, au musée d’art contemporain, à l’initiative de Veduta, dans le cadre de la biennale.

Je suis arrivée avec les danseurs, pour leur échauffement. Je me suis assise au milieu de cet espace, grand, et j’ai cherché, puis trouvé, ma propre histoire dans cette création, mon scénario, interprétant l’oeuvre de Sarkis ; parce que d’après moi l’art c’est ça : l’artiste offre son univers, son concept, et chacun doit y trouver des bouts de soi, chaque visiteur, spectateur, doit pouvoir, s’il s’ouvre, inventer et construire sa propre interprétation.

Alors : un grand espace, froid (parce que vide et dépouillé), bruyant. Une tyauterie de soufflerie tout autour de la pièce, des vitraux, hauts, donnant sur l’extérieur, une «maison sans mur» dans un coin, une table avec un téléphone (le sav veduta les vendredi..), des phrases lumineuses, des plaques comme celles de nos rues, des journaux, en quantité, du monde entier, qui jonchent le sol. Je suis en ville, en pleine ville. Il y a toute cette violence de la rue, le bruit, le désert (hémisphère nord), la pénombre. C’est un soir d’hiver parce que la ville est vide, il fait sombre. Les journaux, lus par des inconnus de langues différentes, ont été jetés. Il y avait ces gens, il y a ce mélange, cette mixité, réels, mais non palpables et déjà disparus. Je voudrais me réfugier dans la maison, parce qu’en plus je vois « le son du tonnerre», mais la maison ne me protègera pas, elle n’a pas de murs. Et de toute façon elle n’a pas de porte. Je me réfugie alors et tente de me rassurer en plongeant mon regard dans les vitraux, les reflets de lumière colorée qu’ils provoquent au sol. Mais là encore une question. Suis-je enfermée dans une église, la ville est-elle une espèce de lieu où nous devons avoir une espèce de foi et pratiquer des rites, ou au contraire ce mur est-il extérieur à une véritable église qui, illuminée depuis l’intérieur, projetterait ces douceurs sur le sol, et me permettrait de fuir cet univers, à condition une fois encore d’en trouver l’entrée. Dans tous les cas je / nous sommes enfermés. Puis finalement, les questionnements s’effacent, et laissent place étrangement à une sensation relativement douce : je peux faire de cet endroit un chez moi. Nous pourrions faire de cet endroit un chez nous.

Les danseurs, Faly Andriamboavonjy, Hélène Bianco, Edouard Eyele, les musiciens Aymeric Krol et Grégoire Ternois, et la chorégraphe Winship Coly en ont apporté la preuve.

Trois articles se suivent :

L’appropriation du lieu, par la compagnie, par le public.

La danse dans les vitraux et la lumière.

La maison.

Désolée si votre écran manque de luminosité, vous ne pourrez tout voir…..