Marie Bienaimé
Mon blog.
Vendredi
06.11
2009

Danse

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Itchy Feet, Sarkis, Veduta et le MAC : Danse et Lumière.

1 / 9

La compagnie Itchy Feet en répétition, pour la création Diar Diar, dans la salle installée par Sarkis, au musée d’art contemporain, à l’initiative de Veduta, dans le cadre de la biennale.

Je suis arrivée avec les danseurs, pour leur échauffement. Je me suis assise au milieu de cet espace, grand, et j’ai cherché, puis trouvé, ma propre histoire dans cette création, mon scénario, interprétant l’oeuvre de Sarkis ; parce que d’après moi l’art c’est ça : l’artiste offre son univers, son concept, et chacun doit y trouver des bouts de soi, chaque visiteur, spectateur, doit pouvoir, s’il s’ouvre, inventer et construire sa propre interprétation.

Alors : un grand espace, froid (parce que vide et dépouillé), bruyant. Une tyauterie de soufflerie tout autour de la pièce, des vitraux, hauts, donnant sur l’extérieur, une «maison sans mur» dans un coin, une table avec un téléphone (le sav veduta les vendredi..), des phrases lumineuses, des plaques comme celles de nos rues, des journaux, en quantité, du monde entier, qui jonchent le sol. Je suis en ville, en pleine ville. Il y a toute cette violence de la rue, le bruit, le désert (hémisphère nord), la pénombre. C’est un soir d’hiver parce que la ville est vide, il fait sombre. Les journaux, lus par des inconnus de langues différentes, ont été jetés. Il y avait ces gens, il y a ce mélange, cette mixité, réels, mais non palpables et déjà disparus. Je voudrais me réfugier dans la maison, parce qu’en plus je vois « le son du tonnerre», mais la maison ne me protègera pas, elle n’a pas de murs. Et de toute façon elle n’a pas de porte. Je me réfugie alors et tente de me rassurer en plongeant mon regard dans les vitraux, les reflets de lumière colorée qu’ils provoquent au sol. Mais là encore une question. Suis-je enfermée dans une église, la ville est-elle une espèce de lieu où nous devons avoir une espèce de foi et pratiquer des rites, ou au contraire ce mur est-il extérieur à une véritable église qui, illuminée depuis l’intérieur, projetterait ces douceurs sur le sol, et me permettrait de fuir cet univers, à condition une fois encore d’en trouver l’entrée. Dans tous les cas je / nous sommes enfermés. Puis finalement, les questionnements s’effacent, et laissent place étrangement à une sensation relativement douce : je peux faire de cet endroit un chez moi. Nous pourrions faire de cet endroit un chez nous.

Les danseurs, Faly Andriamboavonjy, Hélène Bianco, Edouard Eyele, les musiciens Aymeric Krol et Grégoire Ternois, et la chorégraphe Winship Coly en ont apporté la preuve.

Trois articles se suivent :

L’appropriation du lieu, par la compagnie, par le public.

La danse dans les vitraux et la lumière.

La maison.

Désolée si votre écran manque de luminosité, vous ne pourrez tout voir…..

Lionel

Et bien coup de coeur pour celle-ci, une ambiance chaude, une très belle géométrie.

Vendredi
06.11
2009

Danse



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Itchy Feet, Sarkis, Veduta et le MAC : Maison.

1 / 7

La compagnie Itchy Feet en répétition, pour la création Diar Diar, dans la salle installée par Sarkis, au musée d’art contemporain, à l’initiative de Veduta, dans le cadre de la biennale.

Je suis arrivée avec les danseurs, pour leur échauffement. Je me suis assise au milieu de cet espace, grand, et j’ai cherché, puis trouvé, ma propre histoire dans cette création, mon scénario, interprétant l’oeuvre de Sarkis ; parce que d’après moi l’art c’est ça : l’artiste offre son univers, son concept, et chacun doit y trouver des bouts de soi, chaque visiteur, spectateur, doit pouvoir, s’il s’ouvre, inventer et construire sa propre interprétation.

Alors : un grand espace, froid (parce que vide et dépouillé), bruyant. Une tyauterie de soufflerie tout autour de la pièce, des vitraux, hauts, donnant sur l’extérieur, une «maison sans mur» dans un coin, une table avec un téléphone (le sav veduta les vendredi..), des phrases lumineuses, des plaques comme celles de nos rues, des journaux, en quantité, du monde entier, qui jonchent le sol. Je suis en ville, en pleine ville. Il y a toute cette violence de la rue, le bruit, le désert (hémisphère nord), la pénombre. C’est un soir d’hiver parce que la ville est vide, il fait sombre. Les journaux, lus par des inconnus de langues différentes, ont été jetés. Il y avait ces gens, il y a ce mélange, cette mixité, réels, mais non palpables et déjà disparus. Je voudrais me réfugier dans la maison, parce qu’en plus je vois « le son du tonnerre», mais la maison ne me protègera pas, elle n’a pas de murs. Et de toute façon elle n’a pas de porte. Je me réfugie alors et tente de me rassurer en plongeant mon regard dans les vitraux, les reflets de lumière colorée qu’ils provoquent au sol. Mais là encore une question. Suis-je enfermée dans une église, la ville est-elle une espèce de lieu où nous devons avoir une espèce de foi et pratiquer des rites, ou au contraire ce mur est-il extérieur à une véritable église qui, illuminée depuis l’intérieur, projetterait ces douceurs sur le sol, et me permettrait de fuir cet univers, à condition une fois encore d’en trouver l’entrée. Dans tous les cas je / nous sommes enfermés. Puis finalement, les questionnements s’effacent, et laissent place étrangement à une sensation relativement douce : je peux faire de cet endroit un chez moi. Nous pourrions faire de cet endroit un chez nous.

Les danseurs, Faly Andriamboavonjy, Hélène Bianco, Edouard Eyele, les musiciens Aymeric Krol et Grégoire Ternois, et la chorégraphe Winship Coly en ont apporté la preuve.

Trois articles se suivent :

L’appropriation du lieu, par la compagnie, par le public.

La danse dans les vitraux et la lumière.

La maison.

Désolée si votre écran manque de luminosité, vous ne pourrez tout voir…..

Vendredi
06.11
2009

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Tournage

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Lyon Espace Boxe, en partenariat avec l’Enfant Bleu, l’Ecole Nationale Supérieure de Police, Studio M et la Ville de Lyon, prépare depuis quelques mois un court métrage de sensibilisation sur les violences intra-familiales. Ce court sera composé de 3 scènes : maltraitances psychologique, sexuelle et physique. Il sera présenté lors d’une conférence de presse à l’Hotel de Ville mi-décembre, puis diffusé sur TLM deux fois par jour.

Mercredi avait lieu le premier tournage, dans une maison Lyonnaise. Merci d’ailleurs à la famille Jeselen qui accueillait l’équipe. Quelques photos pour montrer un peu ce qui s’est passé, ou comment envahir un salon, et la décompression entre les phases de tournage. Ce genre de violences peuvent avoir lieu n’importe où, chez n’importe qui, sans forcément être soupçonnées. Fort heureusement, les comédiens qui étaient présents n’avaient pas l’air traumatisé par le scénario.

Je tenais à photographier cette étape, parce que le projet me tient à coeur, et je ne pourrai être présente à aucun autre jour de tournage. Bravo à tous et toutes.

BRIET Amandine

Merci beaucoup pour ces photos vraiment très réussies. Et encore merci à vous d’avoir été présente. cordialement Amandine BRIET.

marie

Je vous en prie, ce fut un plaisir, une découverte.

Brice Chambard

Marie, Merci pour cette initiative. C’est une très bonne idée que d’avoir immortaliser ces moments. Comme tu le sais, ce projet nous tient à coeur et je suis convaincu de sa réussite pleine et entière. A bientôt et bien à toi.
Brice.