Marie Bienaimé
Mon blog.
Mercredi
12.02
2014

Cimetières de Lyon, Déambulation dans les cimetières.



laisser un commentaire

Calme

1 / 4

Cela faisait bien longtemps que je n’avais mis les pieds au cimetière pour cherche des photographies. Il faut être d’humeur, il faut avoir envie. Un passage rapide donc, mais plaisant. Le cimetière appelle toujours le recueillement, remonte des pensées, remet certaines choses à plat. Et ça fait du bien. C’est reposant. Je pense que rien ne se finit jamais.

Jeudi
24.03
2011

Cimetières de Lyon, Déambulation dans les cimetières.



laisser un commentaire

Trace

1 / 11

Je vais travailler autour du mot, de l’idée, vaste, de ou des traces, avec mes photographies attrapées dans les cimetières. Je pense que tout ce que j’y ai cherché jusqu’à maintenant peut se résumer dans ce mot, simple et fort. Ici une série, comme les articles précédents, au cimetière Nouveau de Loyasse. Trace d’intempéries, traces de terre jetée par le vent, coulures laissées par la pluie, traces du vivant sur l’inerte, trace presque effacée de messages pour l’au-delà, trace d’un objet disparu, décroché ou déplacé par un visiteur. Au milieu de la série, une fleur colorée ne portant encore aucune trace d’aucune sorte. Que deviendra-t-elle dans cinq ans ? Vingt ans ? Et plus ? On lit beaucoup dans les cimetières, les messages écrits ont une grande importance. Mais rien n’est éternel, tout s’efface. On ne garde pas le souvenir d’un mort à perpétuité, bien au contraire. Le souvenir diminue, et se transforme, autant que la date de la mort s’éloigne. Je démens, donc, au risque d’en agacer beaucoup, le message de la première photographie de cette série :  » Le temps passe, il n’efface ni la douleur, ni le souvenir ». Preuve en est faite. Le temps n’efface pas complètement, il transforme et altère.

Jeudi
24.03
2011

Cimetières de Lyon, Déambulation dans les cimetières.



laisser un commentaire

Le temps laisse des traces

1 / 6

En suite à l’article précédent, toujours au cimetière de Loyasse Nouveau. Depuis deux ans, j’ai « récolté » un assez grand nombre de Christ dans les cimetières. Mon oeil a été essentiellement attiré, en ce qui les concerne, par leurs blessures, leur altération, la trace des effets du temps qui passe, la matière qui s’effiloche, les pierres qui claquent, le métal qui cloque, toutes ces violences menant à l’effritement. Mise en parallèle avec les corps abrités par ces tombes.. je ne sais pas.. Je les trouve bien plus proches, en réalité, de l’état des souvenirs que l’on peut conserver de nos morts. Avec le temps, nos souvenirs s’amenuisent, s’abîment, prennent des coups. La différence entre la mémoire et la matière, c’est que nous construisons nous-même autour de ces blessures de quoi les « effacer », alors que les crucifix des cimetières, eux, ne trichent pas. Leur image nous renvoie à notre propre faculté à « rénover » le souvenir. On ne voit pas parfois le début des « blessures ». On voit toujours, en revanche, la trace d’un vivant qui est passé là pour les revêtir.